Né le 9 juillet 1956 à Oakland, en Californie, Thomas J. Hanks grandit dans un contexte familial difficile, entre de multiples beaux-parents et demis-frères. Il découvre le théâtre alors qu'il est adolescent, et décide de devenir comédien. Il rejoint donc les acteurs amateurs de la troupe de son lycée et tente de participer aux spectacles, mais se retrouve rarement intégré au groupe. Après le lycée, il entre à la California State University de Sacramento, poursuivant plus régulièrement sa carrière théâtrale en amateur et affirmant son talent lors de plusieurs spectacles d'étudiants. Suite à une représentation de "La cerisaie", de Tchekhov, le metteur en scène Vernon Dowling, présent dans la salle, lui propose de rejoindre sa troupe au sein du Great Lakes Shakespeare Festival de Cleveland, dont il est le directeur. Le jeune comédien y fera ses premiers pas en tant que professionnel, dans le rôle de Grumio, dans "La mégère apprivoisée". Bientôt récompensé pour cette performance, Tom Hanks quitte Cleveland, où il est alors basé, pour New York, où il rejouera à nouveau "La mégère apprivoisée" avant de s'exiler sur la côte Ouest.
Le jeune comédien ne tarde pas à y décrocher son premier rôle au cinéma (dans le film d'horreur He Knows You're Alone) puis à la télévision, dans la série comique "Bosom Buddies". La série, diffusée en 1982 et 83, lui ouvre les portes des studios, et Tom effectue ses vrais débuts ciné sous la houlette de Ron Howard dans Splash, aux côtés de Daryl Hannah pour l'occasion transformée en sirène inaccessible. Le film est carton, et Tom enchaîne dès lors film sur film, généralement des comédies ou des comédies romantiques. Mais c'est finalement un conte fantastique, Big, où il incarne avec une grande sensibilité un petit garçon qui se réveille un beau matin avec un corps d'adulte, qui fait de lui une star. Nommé aux Oscars, la Los Angeles Film Critics Association le désigne en outre Meilleur acteur de l'année, nomination réitérée l'année suivante avec Punchline.
1990 marque en quelque sorte un premier tournant dans la carrière du comédien, quand il obtient le premier rôle du Bûcher des vanités. Certes, le film, adapté d'un roman de Thomas Wolfe par Brian De Palma, n'est pas un succès, mais Tom Hanks y trouve son premier rôle 100 % “sérieux”. Ni trop physique, ni trop raffiné, il incarne à perfection l'Américain moyen entraîné malgré lui dans des aventures qui le dépassent et dont il se sort toujours avec une certaine finesse. Entraîneur de l'équipe féminine de base-ball dans Une équipe hors du commun, il devient l'amant à distance de Meg Ryan dans Nuits blanches à Seattle, film qui l'assied définitivement comme un acteur chouchouté du public. 1994 et 1995 seront deux années exceptionnelles pour le comédien, puisqu'il enchaîne coup sur coup deux films qui lui permettent de décrocher deux fois de suite l'Oscar du Meilleur acteur. D'abord pour son rôle d'avocat séropositif dans Philadelphia, puis pour son incroyable composition du naïf Forrest Gump dans le film homonyme, devenu instantanément un classique du cinéma familial.
Héros d'une Amérique simple et accessible, acteur d'une grande finesse très perméable à l'identification, Tom Hanks se retrouve, au milieu des années 90, dans le cercle très fermé des “players” hollywoodiens. Il se voit ainsi confier le premier rôle d'Apollo 13, aux commandes de la fameuse mission spatiale qui échoua si près du but, retrouvant pour l'occasion le metteur en scène de ses débuts, Ron Howard. Encore un gigantesque succès et l'occasion pour le comédien d'approcher son rêve d'enfance : devenir cosmonaute.
En 1996, l'acteur passe à la réalisation de son premier film, le nostalgique That thing you do !, sur les tribulations d'un groupe de rock dans les années 60. Succès mitigé. Silence radio jusqu'à 1998 où il enchaîne deux grosses productions : Il faut sauver le soldat Ryan, de Steven Spielberg, dans lequel il entraîne une troupe de soldats à la recherche d'un bidasse perdu quelque part en Normandie, quelques jours après le D-Day, puis Vous avez un mess@ge, une nouvelle comédie romantique (sur fond d'Internet) avec ses partenaires de Nuits blanches à Seattle, soit la réalisatrice Nora Ephron et la comédienne Meg Ryan. Après La ligne verte, sombre film de prison où il incarnait un maton du couloir de la mort, il retrouve Zemeckis pour Seul au monde, où, comme son titre l'indique, il échoue sur une île déserte où il jouera les Robinson Crusoë pendant quatre ans. Avec, à la clé, une nouvelle transformation physique impressionnante, et une cinquième nomination à l'Oscar du Meilleur acteur.
Tournant peu, choisissant et préparant ses films avec un soin extraordinaire, le comédien se tourne désormais beaucoup vers la production, notamment pour la mini-série "Band of Brothers", considérée comme une des meilleures séries de guerre jamais produites (aux côtés de Steven Spielberg). Le comédien tourne ensuite pour la première fois sous la direction de Sam Mendes dans le drame noir Les sentiers de la perdition, dans lequel il incarne, fait plutôt rare, un personnage négatif, tueur à gages dans le Chicago des années 30, mais qui apprend à aimer son fils au cours d'une fuite pour échapper à leurs poursuivants. Et déjà se profile à l'horizon Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, dans lequel Tom a pour partenaire Leonardo DiCaprio, adolescent délinquant de grande envergure qu'il poursuit en tant qu’agent du FBI, dans les années 60. À la tête d’une équipe de cambrioleurs bras cassés aux prises avec une petite vieille moins inoffensive qu’il n’y paraît dans Ladykillers, Tom Hanks signe là sa première collaboration avec le duo Coen.
Il interprète par la suite un immigrant sans papiers coincés dans la zone de transit d’un aéroport dans Le terminal, à nouveau sous la direction de Spielberg, puis prête ses traits et sa voix au conducteur de train du film d’animation de Robert Zemeckis, Le Pôle Express. Aujourd’hui, il rajoute un film d’ampleur à sa filmographie déjà plus que conséquente : Da Vinci Code, l’adaptation tant attendue du roman à succès de Dan Brown dans lequel Hanks y interprète le rôle phare de Langdon, le flic chargé de résoudre le mystérieux meurtre perpétré dans la galerie du Louvre. Il sera bientôt un homme politique dans un drame de politique fiction contemporain réalisé par Mike Nichols, Charlie Wilson’s War.
Filmographie : 34 films
1980 - He Knows You're Alone (A. Mastroianni) 1984 - Splash (Ron Howard) 1984 - Le palace en folie (Israel) 1985 - The Man with One Red Shoe (Dragoti) 985 - Volunteers (Meyer) 1986 - Every Time We Say Goodbye (Mizrahi) 1986 - Une baraque à tout casser (Richard Benjamin) 1986 - Rien en commun (Marshall) 1987 - Big (Penny Marshall) 1987 - Dragnet (T. Mankiewicz) 1988 - Punchline Le dernier mot (Seltzer) 1989 - The Burbs' (Joe Dante) 1989 - Turner et Hooch (Roger Spottiswoode) 1990 - Joe contre le volcan (Shanley) 1990 - Le bûcher des vanités (Brian De Palma) 1992 - Une équipe hors commun (Penny Marshall) 1992 - Radio Flyer (Richard Donner) 1993 - Nuits blanches à Seattle (Nora Ephron) 1993 - Philadelphia (Jonathan Demme) 1994 - Forrest Gump (Robert Zemeckis) 1995 - Apollo 13 (Ron Howard) 1996 - That Thing You Do ! (Tom Hanks) 1998 - Il faut sauver le soldat Ryan (Steven Spielberg) 1998 - Vous avez un message (Nora Ephron) 1999 - La ligne verte (Frank Darabont) 2000 - Seul au monde (Robert Zemeckis) 2001 - Les sentiers de la perdition (Sam Mendes) 2002 - Arrête moi si tu peux (Steven Spielberg) 2004 - The Ladykillers (Coen) 2004 - Le terminal (Spielberg) 2004 - The Polar Express (Le Pôle express) (Zemeckis) 2004 - Elvis Has Left the Building (Zwick) 2006 - Da Vinci Code (Howard)