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Julien CARETTE



Biographie:

Né à Paris, le 23 décembre 1897, il eut une jeunesse contrariée par une série d'échecs. Après divers petits métiers il parvint à se faire engager à l'Odéon. Le cinéma parlant se l'attacha très rapidement, tandis qu'il continuait de jouer sur les scènes de boulevard, chantant parfois l'opérette et s'évadant des emplois de jeunes premiers pour lesquels il n'était guère désignè. Les frères Prévert lui avaient confié le rôle principal de L'AFFAIRE EST DANS LE SAC. A partir de 1937 et de LA GRANDE ILLUSION, c'est la rencontre bénéfique avec Jean Renoir. La drôle de guerre lui donne avec ELVIRE d'Henry Bernstein, l'occasion d'une ultime apparition sur les scènes parisiennes. Le cinéma, dès lors, l'accapare entièrement. Si l'on peut regretter que LA PRIÈRE AUX ÉTOILES où Marcel Pagnol lui avait réservé un rôle soit resté inachevé, tes Prévert lui confient un personnage important dans ADIEU LÉONARD, et dans BONSOIR MESDAMES, BONSOIR MESSIEURS, il met en valeur chaque mot du dialogue de Robert Desnos. Claude Autant-Lara lui offre la silhouette du maître à danser, trépidant et diabolique, de LETTRES D'AMOUR; c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration. A la libération, Carette reste un des acteurs les plus demandés du cinéma français. Il excelle à camper des silhouettes dont la cocasserie n'est pas exempte de pathétique : ainsi dans LES PORTES DE LA NUIT, dans PREMIÈRES ARMES, dans UNE SI JOLIE PETITE PLAGE. Quant à Autant-Lara, il exploite à fond les possibilités énormes de comique de Julien Carette en lui faisant jouer le père complaisant d'Amélie (OCCUPE-TOI D'AMÉLIE). Consécration du vedettariat, le nom de l'acteur précède le titre du film au générique. " On crie à la facilité en parcourant la carrière d'un artiste adulé; rien de plus faux en ce qui concerne Carette. Il doit jouer des coudes parmi ses camarades pour arriver au premier rang, sinon, point de salut, sa taille est trop courte. Il doit lutter contre son ton gouailleur qui gâte les duos d'amour, contre un physique quelconque, un nez busqué, heureusement éclairé par le pétillement du regard". (Les Excentriques du cinéma français. Ed. Veyrier, 1983). L'Italie réclame de temps en temps Carette, mais Grémillon, Sacha Guitry, Le Chanois et Georges Lampin, sans parler de Claude Autant-Lara ne l'oublient pas, ni Duvivier qui, dans LA F TE À HENRIETTE, le transforme en pochard qui célèbre trop le 14 Juillet. Aux approches de 1960, son activité se ralentit tout à coup : les films se font rares et les apparitions courtes. Peu à peu la silhouette de Julien Carette s'efface et 1'on n'entend plus guère sa voix si caractéristique. Cet acteur si personnel et si brillant, si familier aussi, eut une triste fin. Devenu presque impotent, cloué dans un fauteuil, le feu de sa cigarette se communiqua à ses vêtements. Il mourut ainsi, brûlé, le 21 juillet 1966, au Vésinet.


Filmographie : 1 films


1932 - L'affaire est dans le sac (Pierre Prévert, Jacques Prévert) 1932 - Les gaietés de l'escadron (Maurice Tourneur) 1936 - Les soeurs Hortensia (René Guissart) 1937 - Les rois du sport (Pierre Colombier) 1937 - La grande illusion (Jean Renoir) 1937 - Gribouille (Marc Allégret) 1938 - Entrée des artistes (Marc Allégret) 1938 - La marseillaise (Jean Renoir) 1938 - La bête humaine (Jean Renoir) 1938 - Je chante (Christian Stengel) 1938 - Café de Paris (Georges Lacombe, Yves Mirande) 1939 - La règle du jeu (Jean Renoir) 1940 - Battement de coeur (Henri Decoin) 1942 - Lettres d'amour (Claude Autant-Lara) 1943 - Adieu Léonard (Pierre Prévert) 1946 - Les portes de la nuit (Marcel Carné) 1947 - Histoire de chanter (Gilles Grangier) 1949 - Occupe toi d'Amélie (Claude Autant-Lara) 1950 - Premières armes (René Wheeler) 1950 - Amédée (Gilles Grangier) 1950 - Les branquignols (Robert Dhéry) 1950 - La Marie du port (Marcel Carné) 1951 - L'auberge rouge (Claude Autant-Lara) 1952 - Au diable la vertu ! (Jean Laviron) 1952 - La fête à Henriette (Julien Duvivier) 1953 - Le bon Dieu sans confession (Claude Autant-Lara) 1954 - L'amour d'une femme (Jean Grémillon) 1954 - La maison du souvenir (Carmine Gallone) 1955 - Pas de coup dur pour Johnny (Berland) 1958 - Le miroir à deux faces (André Cayatte) 1958 - Le temps des oeufs durs (Norbert Carbonnaux) 1958 - Le joueur (Claude Autant-Lara) 1959 - La jument verte (Claude Autant-Lara) 1959 - Archimède le Clochard (Gilles Grangier) 1961 - Vive Henri IV, vive l'amour (Claude Autant-Lara) 1964 - Monsieur (Jean-Paul Le Chanois)



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